vendredi 8 octobre 2010

Souvenirs du 6 octobre 1

Dans le Monde du 6 octobre, Kerviel apparaît seul dans la foule confuse. Condamné à une amende qu'il mettrait 170 000 ans à payer, c'est une sanction aussi déraisonnables que celles que l'on voit dans Lucky Luke où l'on condamne des bandits à 800 ans de prison. Cela fait sourire, mais ça met quelqu'un au trou pour longtemps. 170 000 ans de salaires, finalement, cela démontre que les banques, banquiers et traders, vivent dans un autre monde que dans le monde des salariés. Ce que gagnent certains, ce sont ce que gagnent d'autres en des milliers d'années. La faute de Kerviel est d'avoir perdu, et d'avoir été pris. Ses manipulations auraient été excusées, passées sous silence, s'il avait continué à gagner de l'argent pour les autres. Combien de Kerviel, comme autant de mines flottantes, encore cachées dans la mare aux requins ? Nous, salariés, n'en sommes que le plancton. La base de la chaîne alimentaire, infime.

1 commentaire:

tbruiz a dit…

Le capitalisme doit parfois s'analyser comme un organisme auto phage, il mue ne libéralisme, puis en ultra libéralisme, il vise à l'accumulation, quitte à s'autodétruire, à terme, ce en quoi il n'est pas sans raison nécessaire de se pencher sur les régimes totalitaires pour le penser
d'autant que cette accumulation cupide et sans fin nous renvoie à des abimes analysés depuis longtemps par la psychanalyse
accumuler de l'argent
la pulsion de mort, d'auto mort guette
et oui
nous n'en sommes que le plancton
retournons voir Soleil Vert de Richard Fleischer
ça donne un éclairage intéressant au problème que tu poses