mercredi 20 octobre 2010

La fiction n'arrive pas à la cheville de la réalité

Ce matin au Bar de l'Espace, des CRS athlétiques, certains d'âge mûr mais beaux comme des écrivains américains, prenaient un café au comptoir. Leurs camions étaient garés devant, ils échangeaient des mots avec les jeunes femmes de passages, qui se disaient peu rassurées par les troubles, du genre : "Je vous donne mon numéro, et vous m'appelez quand vous voulez traverser la place. Le Garçon de l'Espace, inverti notoire comme dit Rivarol (j'ai un goût coupable pour la réthorique fasciste, si puante mais si fleurie) ne tenait plus en place. " Où sont les toilettes ? demande l'un, vrai pub pour Mennen - Là-bas, répond-il, si vous voulez, je vous accompagne. Rires. Je me demande ce qu'ils ont dit ensuite dans les cars.

Deux journalistes écrivaient en buvant café sur café, l'un parlant français avec un accent anglais, l'autre anglais avec un accent français. "Dit-on boulevard Victor Hugo, ou rue ? - Axe piétonnier, répond un client. - Shopping Street, it's OK ?
Une dame, vieille bourgeoise dit qu'il faudrait des ordres pour que la police soit plus ferme. Qu'ils en laisseraient deux trois sur le carreaux, ça ferait réfléchir les autres. J'ai pas peur dit l'un. On est quand même chez nous. Pas pour longtemps dit l'autre. Rien n'est dit, mais on sait de quoi on parle.
Sur une vitrine cassée rue Victor Hugo, un post-it : Ce soir nous avons prié pour vous. Que Dieu vous garde et vous donne sa paix.
Et moi qui croyais déconner avec le dessin précédent.


2 commentaires:

tbruiz a dit…

faut jamais déconner avec ces choses là

on sait jamais

Anonyme a dit…

.....magnifique la petite pub pour mac....hi hi