mercredi 3 novembre 2010

La mémoire de la musique reste comme une courbature dans tous les muscles

Sur ce vague autoportrait, torché au crayon IKEA, je porte les écouteurs que je possède, dont je ne voit plus personne qui aient les mêmes. Ils doivent être obsolètes. Mais les trucs d'Apple qu'on enfonce dans le conduit, ça me sclérose le tympan, et les gros cache-oreilles des jeunes gens, faut pas pousser.
Tb-ruiz a déclenché en moi une vague d'introspection musicale. Juste l'envie de la ranger un peu, en fait, cette mémoire musicale qui, étrangement, ne passe pas.
Je me suis souvenu que j'allais au lycée de Villefranche sur Saône avec un baladeur cassette. C'était top à l'époque. Je retrouve niché dans mes pieds, mes jambes, tous les muscles, le pas décidé que j'avais en traversant un parking ves le lycée, écoutant ceci:

Allez voir là....l'intégration est désactivée...

Et puis ensuite, au retour, je m'assoupissais dans le bus qui me ramenait à Lyon, en écoutant cela, dont je ne me lassais pas.



Il existe un clip officiel, mais il fait furieusement 80', et puis ne rend pas grâce à cette étrange magnétisme, limite maléfique, en tout cas hypnotique, de Burger en concert.
Je me demande si la musique de l'aller et celle du retour ont un lien avec les rapports ambigus que j'entretiens avec mon beau métier. Mais faut pas surintepréter.

1 commentaire:

tbruiz a dit…

faut reconnaître qu'aucun clip, à moins de le prendre séparément, dans son monde de clips, déjà loin.
Il serait en effet difficile, de rendre par un clip l'infinie talent de Burger et sa bande à étirer, créer, introduire, ce en quoi leurs rapports avec le free ne sont pas loin.
J'inspecte moi aussi cette mémoire musicale.
J'ai l'idée que s'il elle ne passe c'est que les choses écoutées étaient solides et faites pour durer, pour la plupart.
vieille idée.