jeudi 3 octobre 2013

Café du marché


On peut de demander si une vision globale et collective existe encore. La polémique autour de l'ouverture des dimanches est une merveille de rhétorique individuelle et avide. On voit à longueur de pages des jeunes gens qui veulent à tout prix travailler le dimanche. Ils sont jeunes, beaux, dynamiques, ils en veulent, leurs déclarations paraissent dans la presse, comme autant de fleurs de rhétorique libérale : " refuser le droit de travailler est une attitude conservatrice des syndicats qui ne correspond plus à la réalité actuelle", "La fermeture du dimanche serait catastrophique pour moi. Je ne pourrais plus financer mes études. Je vais perdre mon travail et mon avenir." "Je ne comprends pas qu'on veuille empêcher les gens d'arrondir leur fin de mois". 
Alors pourquoi s'arcbouter sur une loi antique, c'est pas parce que le Créateur s'est reposé le septième jour qu'il faut l'imiter, c'était en d'autres temps, quand même. 
Il ne faut pas empêcher les gens de vouloir travailler plus, et c'est sur le base du volontariat. 
Ha ha.Comme si  le contrat de travail liait deux parties équivalentes...
Et puis c'est une façon de gagner plus... Mais :
Les salariés de Leroy Merlin, enseigne qui se vante sur son site d'être classée parmi les entreprises les plus sociales, bénéficient donc d'une majoration de 100 % les dimanches, 150 % selon la direction. Mais les personnels de surveillance et de nettoyage, employés par des sous-traitants, expliquent avoir une majoration respectivement de 10 % et 20 %.
De l'autre côté de la rue François-Mitterrand, l'enseigne de jardinage Truffaut est régie par un autre régime. "Nous, c'est une majoration de 50 %, explique un employé. Je comprends qu'en face ils se battent. Si demain, on me propose une place chez eux, je traverse la rue." Plus loin, se trouvent des grandes enseignes de restauration où aucune majoration n'est obligatoire. Autre convention pour le cinéma multiplexe riverain.
 Allons : si le dimanche est banalisé, quelle raison y aurait-il de le payer plus ?
Un vendeur interrogé ne s'inquiète pas : "La direction acceptera si demain je décide de ne plus travailler le dimanche". 
Ha ha, encore....lisons plus loin, un autre article, qui traite d'une grande séance de recrutement à Franconville:
  "La main-d'œuvre se doit d'abord d'être jeune, disponible et très proche. A Auchan, la première question est toujours : "Vous habitez dans le coin ? Pouvez-vous venir faire de la mise en rayon à 3 heures du matin ?" A Ikea : "Etes-vous disponible le dimanche ?" A Leroy Merlin : "Pouvez-vous travailler presque tous les samedis ?" Un non, et la candidature est écartée.


Tout ce qui est en rouge, ce sont des citations exactes. Comme quoi, des bavardages de comptoir font office de débat, et s'il est probablement nécessaire de rationaliser les règles, je doute que leur suppression soit au profit de tous. Et puis si le travail du dimanche se banalise, qui viendra dans les magasins ce jour-là ?



   

1 commentaire:

Morra Magali a dit…

C est drôle ce débat sur le travaille du dimanche moi je me suis jamais posée la question mon travail m imposa longtemps d aller les dimanches bosser et qu est ce que c était bien...des jours de libres seule en semaine alors eu le kidam s agite ...laisser les gens bosser comme ils le n'étendent mais que çe soit un vrai choix ....