vendredi 23 décembre 2011

Le comptoir au pouvoir

Ah les merveilleuses répliques de comptoir! plus isolées elles sont, plus hors contexte et incompréhensibles elles sont, plus on les aime pour leur poésie involontaire, leur philosophie faussement profonde. Le comptoir est l'ouvroir de pensée potentielle d'où jaillissent les plus étranges nouveautés. Tout le monde acquiesce et se renvoie une rasade, et repose sont verre d'un coup sec.
La philosophie de comptoir devient même le think tank officiel des décisions gouvernementales, tant elles ont l'air bien, ces pensées sans contexte. Un échange de tir à la kalachnikov fatal à un policier ? On promet des fusils à pompe capables de stopper une voiture d'une seule balle. Les gardiens d'immeubles ont du mal dans un environnement dégradé ? On leur permet le maniement du tonfa et des gaz incapacitants. Vous entendez à chaque décision le coup de glotte qui fait passer l'apéro, et le choc du verre sur le bois du comptoir ? Il y a de la violence ? On va rajouter de la violence, et ils vont voir qui c'est le plus fort. En plus, ces solutions là elles ont l'air bien, elles font plaisir le temps de les dire, et elles coûtent bien moins cher qu'une vraie solution, qui coûteraient du temps et des gens.
On n'a plus ni l'un ni l'autre, les élections approchent. Il faut s'activer au comptoir.

8 commentaires:

FM a dit…

Bonjour,
Bravo pour le vitriol, il m'a déclenché une soif d'encre, où pourrais je trouver un initiateur ?

FM

Anonyme a dit…

En effet et il est curieux de constater que depuis 1940 et pendant « la guerre de 20 ans » c’est la violence qui est utilisée quand la solution eût été peut-être dans la négociation et à l’inverse la négociation qui est choisie quand elle n’est pas ou plus la solution !
En juin 1940 on négocie au lieu de se battre ; au début du conflit indochinois on choisit la guerre au lieu de négocier pour aboutir neuf ans et des milliers de morts après aux accords de Genève ; en Algérie on choisit la violence au lieu de négocier et des années et des milliers de morts après on négocie non pour résoudre honorablement le conflit mais pour se débarrasser d’un problème. Cinquante ans après les fantômes et leurs enfants sont toujours là et c’est la même curieuse logique qui est appliquée. Nos gouvernants ne sont pas à la hauteur de la situation, peut-être n’avons-nous que ce que nous méritons mais il me semble que nous avons suffisamment payé (à tous les sens du terme). J’espère que l’intelligence de notre pays n’a pas complètement disparu et se manifestera de nouveau, en 2012 par exemple, pour inaugurer enfin un troisième millénaire qui fasse oublier cet ignoble vingtième siècle et son minable prolongement actuel.

Anonyme a dit…

j'essaie de lire ce que le goncourt appelle livre mais qui n'est qu'un salmigondis de mots accolés les uns à la suite des autres sans que leurs sens vrais soient pris en compte... j'espère que vous êtes meilleur prof de je ne sais quoi qu'écrivain et il serait bon que ce premier roman soit aussi le dernier!

Vous avez atteint le niveau ultime de la nullité... je le lis tel qu'on lit un annuaire.. à la recherche d'une adresse qui mènerait au sens suprême..zut de zut tout est de la même eau, imbuvable...

pour le bien des générations à venir retournez à vos chères études et n'en sortez plus, je ne suis pas écrivain mais j'ai un minimum de sens commun.. de bon sens...

votre "roman" est aussi indigeste qu'un laxatif... de la "m****" en page...

Je suis content, je n'ai pas acheté ce livre.. mais regrette qu'on me l'ai offert.

Prenez exemples sur quelques uns qui vous ont précédés au panthéon de la langue française.. la vraie, celle qui est compréhensible et agréable à lire.

Je ne vous salue pas

jalexis a dit…

Cher anonyme : vendez-le...

Adrienne a dit…

voilà trois jours que je me demande pourquoi vous ne jetez pas à la poubelle un commentaire comme celui auquel vous venez de répondre ce matin...
mais c'est sans doute vous qui avez raison, votre réponse n'est pas mal ;-)

Anonyme a dit…

Vous allez bientot payer l'ISF avec le livre?

nomisfit a dit…

j'achète.

Anonyme a dit…

A propos de brève de comptoir, j'ai entendu celle là, à moins que je ne l'ai inventée : Le Goncourt personne ne le lit mais tout le monde l'achète.