
Je vais souvent travailler au café de la mairie, les tables sont en marbre, les vitrines à rideau, la musique à peine marquée, le public pittoresque. Je m'installe souvent à la table derrière le bar, le soleil n'y tombe pas directement, c'est pratique pour l'ordinateur. En face s'installe le Portugais octogénaire qui vient vers les 9h30 et commence à écluser des demis jusqu'à midi, où il mange. Pendant ce temps, il épluche le journal local dans ses recoins, bavarde avec le facteur quand il passe, hèle le serveur pour un deuxième demi. Il est en face de moi, il doit venir tous les jours, puisque je viens aléatoirement, et qu'il y est toujours. Je tape, il épluche, je m'en vais, et le jour suivant il est toujours là. Un jour il ne sera plus là.
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