lundi 22 mars 2010

Sarko aboie, et il veut mordre


Et paf, Rhône-Alpes, et Paf la Corse, et paf Bretagne....ainsi de suite, 21 fois..... Sarko fâché, alors personnage content...
Il avait fait sonner les grandes orgues, Sarko, lors d'une sale embrouille qui avait causé la mort d'un policier. Il disait : "Nous allons travailler avec la garde des Sceaux pour que la peine réellement perpétuelle, je veux dire les trente ans, puisse s'appliquer systématiquement pour ceux qui portent atteinte à la vie d'un agent en charge de l'autorité publique"....le syndicat de la magistrature rappelle que le meurtre de policier est d'ores et déjà interdit...et passible de la réclusion criminelle à perpétuité pouvant être assortie d'une mesure de sureté de 22 ans.... Alors passer à trente ans ? Y a-t-il quelque chose de dissuasif ? Cet homme aboie, simplement....il dit trente ans, pour dire quelque chose, pour surenchérir, pour faire croire qu'il fait quelque chose...Le syndicat de la magistrature rappelle encore que systématiser une peine est tout simplement inconstitutionnel...
Et il continue, le chef aboyeur : "J'ai demandé aux fonctionnaires de police qu'à la moindre insulte, au moindre manque de respect, des conséquences judiciaires soient engagées" et "Nous veillerons (...) à faire comprendre aux gens que quand on insulte un fonctionnaire de police, ou un militaire de la gendarmerie, ou un fonctionnaire derrière un guichet, si on accepte ces insultes, ça veut dire qu'on se prépare à accepter par la suite que la même personne soit frappée, et si on accepte que la même personne soit frappée au prétexte qu'elle est fonctionnaire, on se prépare à ce qu'elle soit blessée. Et si on accepte ça, on a les assassinats", puis "la violence doit reculer dans notre pays, et elle reculera".
Là, j'hésite entre le fou rire, le diagnostic psychiatrique et l'effroi. Comme si le délit d'outrage à agent n'existait déjà pas, et comme si les policiers n'en abusait déjà pas (1% de lapopulation en garde à vue...), comme si l'assimilation de l'insulte à un assassinat n'était pas pur délire paranoïaque... et quant à la fin, la fin est grotesque, et effrayante : il trépigne,
ordonne à la réalité d elui obéir, et est prêt à organiser un déchaînement de violence pour mettre fin à la violence...
Il est très dommageable qu'un homme aite été tué dans l'exercice de ses fonctions. mais donner encore une fois un tour de vis à une législation si contraignante, si abondante, qu'elle en est liberticide, c'est jouer au vautour devant le cadavre.

Pourquoi cet homme trouve-t-il encore soutien chez beaucoup ? Quels sentiments inavouables permet-il d'extérioriser ? Il se moque absolument des conséquences. Qu'avons nous élu ?

2 commentaires:

tbruiz a dit…

Un symptôme
ni plus ni moins

jalexis a dit…

S'il est symptôme, on doit se trimballer une de ces grippes...